Envol

Poème écrit d’après « Fly fly little leaf », oeuvre de Michael Clementz

mc-90

Du bout du doigt,

Cela aurait pu être du bout des lèvres

Ce baiser de l’âme, qui transporte nos rêves

Deux mondes se sont rejoints

Avec tant de désirs incertains

Si ce doigt effleure le mien

Allons-nous lier ainsi nos destins

Rien ne m’appartient, ni de nuit, pas même de jour

Saches que vaste comme l’univers

Demeure mon amour

Que caches-tu sous ce parfum divin

Et j’épie dans l’ombre, les gestes gracieux de tes mains

Pourrais-je avec toi former un essaim

Entre les parties molles et sur les arêtes de ces sommets

Tes os à ma face exposés

Mais quand vient la fin

Comme deux oiseaux s’envolant toujours au loin

Anéantissant l’élan d’une lumière dispersée

Dans ce cadre de la vie figée

Que reste-t-il de cette caresse,

De cette émotion emprisonnée,

Que tu projettes sur ce mur

Rien que l’empreinte d’un désir.

 

À propos de Philippe Liverneaux

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